Il était une fois au Québec, dans les années 70,  des femmes qui ont décidé de venir en aide à d’autres femmes victimes de violence conjugale; puisque dans le modèle institutionnel, aucune réponse immédiate, aucune aide rapide en cas de crise n’existait pour ces femmes et leurs enfants en détresse.

Ces femmes bénévoles (religieuses, femmes aisées, ménagères ou féministes) ont imaginé et mis en œuvre des lieux d’hébergement sécuritaires, confidentiels, des lieux d’écoute et d’entraide de femmes à femmes.

Ces maisons toutes différentes dans leur mode de gestion, mais toutes animées d’une même volonté, se sont trouvées rapidement confrontées à des problèmes de reconnaissance et de financement.

Vivant des dons de la communauté, sans subvention ou presque, sans lien les unes avec les autres, ces maisons se sentent isolées. Elles décident de se regrouper pour présenter un front uni, afin d’être reconnues par le Gouvernement comme des actrices primordiales dans le traitement d’une véritable problématique sociale.


Par leur action militante, elles parviennent à faire entendre leur voix auprès du gouvernement qui, dans les années 80, met en œuvre une première politique d’intervention en matière de violence conjugale.

Depuis, cette politique ne cesse de se préciser. Aujourd’hui, elle s’appuie sur le décloisonnement des ressources et la mise en commun de tous les secteurs concernés par la violence conjugale (Justice, Éducation, Santé, Organismes Communautaires Autonomes) afin d’assurer une meilleure efficacité.

Reconnues d’intérêt public, subventionnées par le Ministère de la Santé et des Services Sociaux, il y a aujourd’hui une centaine de maisons d’hébergement sur tout le territoire du Québec.

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