ET APRÈS LA SÉPARATION?
Quitter un conjoint violent est souvent la meilleure solution pour assurer sa sécurité et celle de ses enfants. Maisl il faut rester vigilante car la violence ne s'arrête pas systématiquement à ce moment là.

Malheureusement, ce n'est pas souvent le cas!

  • 2.8 millions de personnes au Canada ont eu une quelconque forme de contact avec un ex-conjoint.
  • de ce nombre, 437 000 femmes ont été victimes de violence par l'ex-conjoint durant ou après la séparation.
  • pour 264 000 d'entre elles, la violence a pris fin et pour 172 000, elle a continué ou commencé.
  • la gravité de la violence a augmenté selon le témoignage de 22% des femmes.
  • 40% n'ont rapporté aucun changement dans la gravité de la violence
  • 37% ont rapporté que la violence avait commencé après.
  • Selon le témoignage des mères, 56% des enfants ont été exposés à la violence conjugale après la séparation.
  • La séparation d'avec un conjoint violent est souvent un moment critique où il prend conscience de son impuissance, ce qui peut l'amener à poser des gestes ou des mots plus violents qu'à l'accoutumée.

    Sa déception, son esprit de revanche, sa volonté de continuer à la dominer peuvent se manifester de diverses façons:

    - le harcèlement : il peut flâner dans le voisinage, communiquer à multiples reprises par téléphone, lettres, courriels, graffitis, notes laissées sur votre voiture et ce, sans le consentement de sa conjointe, s'introduire chez sa conjointe illégalement, l'harceler par le biais des lois, etc.

    - la violence psychologique: il peut la culpabiliser dans son rôle de mère, pleurer devant les enfants, critiquer l'éducation donnée par la mère, menacer de lui enlever ses enfants, menacer d'agression physique, proférer des menaces de suicide ou de mort à son encontre ou à l'égard de ses enfants, dénigrer sa conjointe.

    - le contrôle: il peut refuser de donner de l'information par rapport aux enfants, exiger que rien ne manque au moment de l'échange des enfants, refuser tout compromis sur les heures de visite, faire obstruction aux requêtes, étirer le temps lors des échanges pour maintenir sa conjointe auprès de lui.

    - la violence verbale: il peut crier, hausser le ton, jurer.

    - la violence sexuelle: il peut insister pour avoir des relations sexuelles, questionner sur la vie sexuelle de sa conjointe, s'introduire chez elle et la violer.

    L'échange des enfants est souvent un moment propice aux débordements. Avoir des échanges et des visites supervisées dans des endroits sécuritaires est souvent un bon moyen de protection.

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