Tu n'es pas seule

 
Huguette (60 ans)

« Mon triste parcours de vie s’est enfin terminé lorsque j’ai décidé de quitter la maison, qui était devenue pour moi une prison, après avoir vécu plus d’une quarantaine d’années de souffrance psychologique, physique avec un conjoint qui était contrôlant, manipulateur, un homme malade, je dirais même fou.
Pour ne pas mettre mes enfants en conflit, j’ai débarqué à La Bouée. Une maison d’hébergement dont je ne savais rien. J’étais tellement détruite que je me souviens à peine être venue à Lac-Mégantic avec mon auto.
Elles m’ont ouvert la porte de la maison, leurs bras et surtout leurs cœurs. Dans les minutes qui ont suivi mon arrivée, je me suis sentie déjà protégée, mais surtout non jugée.
Elles m’ont d’abord sécurisée, calmée et assuré ma protection.
Ensuite, j’ai réussi à parler de ma situation à cœur ouvert avec les intervenantes présentes ce jour-là et toutes les autres que j’ai rencontré plus tard.
Ces femmes étaient tellement à l’écoute, j’étais enfin capable de parler ouvertement et
surtout d’être comprise.
Ces femmes, si professionnelles et humaines, ont su ouvrir les portes de mon cœur fermées depuis si longtemps, pour me faire dire des choses très difficiles pour moi, mais j’étais à l’aise de les dire, cela m’a tellement libérée, ce qui fait que j’avance dans la vie, grâce à elles.
Heureusement que cette maison d’hébergement existe, car plusieurs femmes comme moi
devanceraient la fin de leur vie. Moi, elles m’ont sauvé la mienne.
C’est incroyable tout ce qu’elles font pour nous. Chacune d’elle à quelque chose de spécial en elle.
Sans hésiter, je veux témoigner de l’aide professionnelle qu’elles apportent à des femmes de tous les âges et milieux, avec ou sans enfants.
Je dis aux autres, n’hésitez pas à leur demander de l’aide. Elles sont là pour nous aider à redevenir ce que nous étions, des femmes autonomes, avec notre propre identité et recommencer une nouvelle vie.
C’est très important de parler de cette maison d’hébergement appelée La Bouée et de la garder dans notre région. Peu importe la situation que vous vivrez, vous ne pouvez pas affirmer qu’un jour ou l’autre, vous n’aurez pas à demander de l’aide de cette maison.
Pensez La Bouée et vous êtes rescapées!
Je les aime toutes et je les remercie de tout mon cœur. J’aimerai un jour, si Dieu me le permet, leur rendre une parcelle de ce qu’elles m’ont redonné. Merci »

 


 
Amélie (32 ans )

« Quand je suis arrivée ici, j’étais stressée de la situation, j’avais peur de mon conjoint. J’avais surtout peur qu’il vienne prendre mes enfants. Quand l’avocate m’a parlé qu’il y avait une maison d’hébergement à Lac-Mégantic, j’y suis allée. Je connaissais d’autres maisons d’hébergement comme celle de Weedon ou celle de Sherbrooke, mais je ne voulais pas quitter ma place. Au départ, je pensais rester trois semaines et puis les évènements ont fait que je suis restée plus longtemps, le temps de me retrouver un logement.
Ce que j’ai aimé ici, c’est que je ne me suis pas sentie surveillée. Il y a des intervenantes, on les voit de temps en temps, elles sont là pour nous quand on en a besoin, mais elles ne nous surveillent pas. Elles sont présentes mais pas trop.
Je me suis bien adaptée au mode de vie en maison. Je n’ai pas de misère à vivre en communauté. J’ai reçu de bons conseils pour moi et de bons trucs pour mes enfants. Vous avez fait un beau travail d’équipe, car j’ai fait des efforts, mais vous en avez beaucoup fait aussi pour m’accommoder. Sans vous, j’aurai laissé tomber bien avant par rapport à mes enfants. Mon séjour aurait été certainement plus court et plus affreux, sans votre soutien. Je n’aurai pas aimé non plus qu’on s’occupe de mes affaires, mais votre façon de faire m’a bien plu. Vous avez proposé des tas de choses et j’ai pris ce que je voulais prendre. Tout ce que j’espère c’est que lorsque je serai chez moi je continuerai à appliquer ce que j’ai mis en place ici et qui fonctionne.
Si j’ai une amie qui se trouve dans une situation de violence conjugale et qui veut vraiment s’en sortir, c’est sûr que je conseillerai La Bouée. Je lui dirai sans doute de téléphoner dans un premier temps pour s’informer et après elle décidera de ce qu’elle veut faire.
Pour ma part, quand je serai partie, je souhaite continuer à participer aux activités externes et même si je change de région, je reviendrai vous voir à l’occasion pour vous donner de mes nouvelles. Cela me fera plaisir. »

 


 
Claire (57 ans)

« L’an dernier, j’ai cogné à la porte de La Bouée car je ne savais plus qui j’étais. En ayant vécu beaucoup de violence sous plusieurs formes, j’étais au grand désespoir. J’ai alors rencontré une intervenante et grâce à elle, j’ai commencé à voir la joie de vivre. Ensuite, j’ai participé à des rencontres de groupe qui m’ont fait réaliser que je n’étais pas seule à vivre ce genre d’expérience difficile dans la vie.
Je recommande à chacune dans le besoin de faire confiance à ces intervenantes. Elles sont des anges sur notre chemin. Il ne tient qu’à nous, les femmes, de leur ouvrir notre cœur traumatisé. Merci encore à toute l’équipe.»

PS : il y a toujours une oreille pour toi, 24 heures sur 24. Retiens cela!
Un cœur en rétablissement!

|  Accueil  |  Qui sommes nous?   |   Nos services   |   La violence, c'est quoi au juste?  |   Situation d'urgence |
|  Nos activités  |  Nous contacter  |  Une réalisation de Morphart Creations inc. © 2009 
|