triste cauchemar

C’est un beau roman, c’est un triste cauchemar!

La vie nous réserve bien des surprises, du haut de mes 29 ans, je n’aurais pu imaginer être prise dans cette spirale pour laquelle je n’avais pas encore de nom jusqu’au jour où j’ai rencontré Karen.

Depuis ma plus tendre enfance, mon entourage : amis, famille et collègues reconnaissent en moi mon fort caractère et ma joie de vivre. Surnommée le petit papillon ou le rayon de soleil j’apportais autour de moi du bonheur.  Jusqu’au jour où, je l’ai rencontré. Les débuts furent dignes d’un conte de fée, romantique, attentionné, sensible (histoire de vie triste). Petit à petit il m’a enseveli. Humiliation, contradictions, mensonges, menaces, méchancetés, tous ce qui as de mal sur terre et dans la vie étaient de ma faute. Je me suis retrouvée coupée du monde, je n’étais plus belle à comparer a ses « amies » qui faisaient tout bien mieux que moi, j’étais trop ou pas assez. Il avait toujours une bonne raison pour ses attitudes, stress, tristesse, ma faute.

J’ai supporté tous cela dans un seul espoir : offrir une vie de famille au petit être qui grandissait en moi. Je lui trouvais sans cesse des excuses, me remettait perpétuellement en question, avait-il raison? Je me suis retrouvée seule malgré que nous étions toujours en couple, pour élever celui qui me donne la force, de me battre, de vous écrire et de partager en quelques lignes mon histoire.

La peur as été mon maitre mot pendant plus de 4 ans, qu’elle réaction vas-t-il avoir, comment vas-t-il arriver à me faire douter, que vas-t-il me reprocher, est-ce que je vais encore avoir fait quelque chose de mal?. Ma prise de conscience a eut lieu le mercredi 14 novembre 2012, j’en ai eu plus que marre de me faire humilier, insulter et de voir qu’il mettais notre fils de coté pour faire ce que bon lui semblait et qu’en même temps il me le reprochait. J’ai prie mon courage a deux mains dans un élan de lucidité, je lui ait écrit un courriel : bonsoir xxxxx, je tiens par le présent courriel à t’annoncer que c’est finit (pas nous deux mais tes abus), mais je ne tolère plus tes agissements. Désormais, tu ne pourras plus utiliser ma voiture, je prends le contrôle des finances du compte du petit puisque tu vole de l’argent pour t’acheter des cigarettes, de la bière et autres (qui ne sont pas pour l’enfant), je ne t’avancerais plus non plus ta part de loyer. Je te rappel que je ne suis pas une gardienne, une bonne, une cuisinière, une banquière et encore moins un objet. Tu n’es pas un bon papa, tu es un fantôme, ton fils ne te reconnait même pas, tu ne t’en occupe pas. J’espère que ces quelques lignes te ferrons réfléchir et réagir pour le bien de tous. Maintenant si tu dois sortir trouve toi une gardienne notre fils à 10 mois et je n’ai pas pu sortir une seule fois avec des amis même quand cela était prévu de longue date, tu m’isole du monde. A ce soir!

J’étais fière de moi et honteuse en même temps, j’avais peur de sa réaction, je me trouvait méchante. Il est rentré et m’a dit que j’étais hystérique, folle et que j’avais des problèmes psychologique que je devais consulter. Je me suis encore remise en question, j’ai été consulté et là le psy m’a dit « madame, vous me faites bien rire je ne vous ferrais même pas payer cette consultation, il y a bien un être dérangé parmi vous deux mais ce n’est pas vous ». J’étais convaincue qu’il avait réellement un problème mais lequel.

Devant les gens il était parfait en tant que conjoint et que père, mais derrière nous vivions l’enfer sans que personnes ne puissent comprendre, voir ou même se douter de ses atrocités.

La fuite fût inévitable, elle fût difficile et l’est encore. Il sait très bien qu’il y a une seule chose qui peut m’atteindre dans mon âme, ma chair, mon coeur et ma tête : notre fils. Il utilise notre enfant pour continuer son emprise sur moi, le néglige, me menace de me l’enlever, m’empêche de voyager avec pour deux semaines (voir mes parents dans un autre pays), m’insulte, ment, ne pense qu’a lui.

À bout de forces, mon amie m’a conseillé d’aller consulter à la Bouée, elle pensait que j’étais victime de violences. Ma première réaction fût mais il me bat pas, j’ai quand même été rencontré une intervenante. Elle m’a expliqué que les coups sont une forme de violence, mais que la  violence psychologique en est une autre! Elle m’aide à me reconstruire pas à pas. Elle m’aide à reprendre le contrôle et ça marche! Je n’ai plus peur, je suis libre, je ne me laisse plus atteindre (dû moins devant lui). Je suis une très bonne maman, je fais ce que j’ai a faire pour mon garçon, il aura beau dire que je suis méchante, folle, tyrannique, contrôlante ou tout autre description sommaire non-argumentées sur moi, cela ne m’atteins plus.

Je peux dire aujourd’hui que j’ai de la pitié pour lui, je le méprise en tant que personne et je ne le crois plus, j’aimerais qu’il se soigne, se questionne et ai un regard objectif sur lui-même mais autant dire que je rêve encore en couleur!

Mon souhait le plus cher est qu’il prenne soin correctement de notre garçon et veille sur lui comme tout bon papa.